La CC 6052 d'Alsthom.
Intégralement réalisée par Alsthom, la CC 6052 ressemble extérieurement aux CC 7001 et 7002, ancêtres de la génération des CC 7100. Mais si la partie mécanique est similaire, l'équipement électrique est totalement différent.

La CC 6052 devenue 20002 attelée à la BB 8051 en tête d'un train d'essai sur la ligne de La Roche-sur-Foron au début du 20 kV. La Roche-sur-Foron (Document "L'Enthousiaste")
Les moteurs, entièrement suspendus, comportent deux induits parallèles dont chaque pignon entraîne une couronne unique.
La transmission comporte un arbre creux et des biellettes munies de silentblocs. De type série à collecteur, les moteurs sont couplés sous forme de trois branches de deux moteurs doubles en série, alimentées de 0 à 880 V.
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La CC 6052 en tête d'un omnibus à portière latérales. (Cliché SNCF)
Le réglage de la tension s'effectue d'une part, à l'aide de prises sur le secondaire du transformateur principal, d'autre part, avec un transformateur survolteur-dévolteur, offrant au total 22 crans de marche.
Le freinage est de type rhéostatique, quatre des six moteurs doubles débitant sur un jeu de résistances fixes. Le réglage de la vitesse s'effectue alors en faisant varier l'excitation des moteurs à l'aide du transformateur survolteur-dévolteur. Dix crans de freinage peuvent ainsi être obtenus.
Comme sur la CC 6051, la marche sous courant continu 1 500 V fait appel à un convertisseur tournant.
Entraîné par un moteur de 500 ch alimenté directement en 1 500 V. il fournit du courant continu aux moteurs de traction; la variation de vitesse s'effectue par l'excitatrice à trois enroulements, offrant huit crans de marche.
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Les auxiliaires (ventilateurs et pompe à huile) sont alimentés en 380 V à l'aide d'un groupe convertisseur Arno monotriphasé. Le compresseur fonctionne en courant continu 175 V généré par une dynamo entraînée par le convertisseur.
Enfin, le chauffage des trains fait appel soit à une prise 1 500 V du secondaire du transformateur principal, soit directement à la sortie du disjoncteur continu.
La carrière de cette locomotive affectée au dépôt d'Annemasse sera écourtée. Malgré l'ingéniosité déployée, son appareillage se révélera notoirement déficient. C'est finalement la CC 6051 (de construction Oerlikon, renumérotée CC 20001) qui sera développée avec la série CC 25001 à 9.¨Pour sa part, la CC 20002 fut retirée du service en 1969. Garée jusqu'en 1970, elle fut choisie comme engin porteur de hacheurs de courant à grande puissance qui devait alimenter sous tension variable les moteurs de la BB 9252 avec qui elle était couplée. Elle perdit ses moteurs et son appareillage, ses hublots furent remplacés par de nouvelles persiennes. Sa cabine 1 fut aménagée selon la disposition de celles des BB 9200 et elle reçut un nouveau pantographe. Les essais débutèrent en 1971 et servirent à la mise au point des BB 7200 et 22 200. La CC 20002, ou du moins ce qu'il en restait fut feraillée quelques années plus tard.
Sources: SNCF Communication Chambéry, P. LAEDERICH Connaissance du Rail, Ph. MIRVILLE La Vie du Rail, A. RASSERIE Voies Ferrées.
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