L'idée de construction de voitures voyageurs entièrement métalliques par les réseaux des chemins de fer français remonte avant la Première Guerre mondiale. Les caisses en bois faisaient en effet courir de graves risques en cas d’accident : risque d’incendie et de blessures pénétrantes graves provoquées par l’éclatement du matériau , alors que les voitures métalliques déjà en service aux Etats-Unis s’en sortaient avec des déformations sans ruptures des parties de caisse.
Ces risques étaient d’autant plus à prendre en compte que les vitesses des convois suivaient une courbe ascensionnelle, en même temps que leurs tonnages, ceci grâce à l’augmentation de la puissance des locomotives . Ces deux facteurs –masse et vitesse- sont directement associées au calcul de l’énergie cinétique, cette dernière étant linéairement au premier et au carré du second. Autant dire qu’augmenter les deux ensemble peut avoir des conséquences désastreuses en cas de choc !
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L'A3B5 50 87 38-47 500-5 ex-A3B5yfi 3023 du Midi à Masséna le 25 octobre 1975. (Photo G. COUDERT-Voies Ferrées 140 p.43)
A cette époque du matériel voyageurs entièrement métallique était déjà en service : le matériel Ouest de la ligne des Invalides, et le matériel Sprague du Métropolitain.
Dès la fin de la guerre, les Réseaux furent invités par le ministère des Travaux Publics à unir leurs compétences au sein d’un organisme unique qui serait chargé de standardiser le matériel roulant.
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L’année suivante le 21 août 1919 précisément, , l’Etat, le PO, le Midi et le PLM qui avaient répondu par l’affirmative, créèrent l’Office Central d’Etudes de Matériel de chemin de fer. En 1920, l’OCEM fut rejoint par le réseau d’Alsace-Lorraine ; l’Est et le Nord firent de même en 1929.
L’A3B5yfi 3001 du Midi : le prototype d’une longue lignée
La première voiture à structure entièrement métallique conçue par cet organisme a vu le jour en 1924 sous la forme d’une A3B5yfi construite par les A.N.F. à Blanc-Misseron, qui sera acquise par le Midi et immatriculée sous le numéro 3001. Elle était du type à plates-formes et intercirculation, équipée du frein à air comprimé combiné avec un frein à vis, de l’éclairage électrique système Vickers, du chauffage système Westinghouse et de l’intercommunication pneumatique (alarme).
Voies Ferrées n° 140 - article de Bernard CANET (Avec l'aimable autorisation de Presse & Editions Ferroviaires - Patrice BOUILLIN
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La A3B5 OCEM RA le 22 juillet 2005. (Photo G. JENNY)
C'est un prototype OCEM RA du modèle A3B5 de
type unifié construit sur un chassis de 20,28 m. Voici les numéros que cette voiture a successivement porté:
- Midi (1924) A3B5yfi 3001
- PO Midi (1925) A3B5yfi 3421
- SNCF (1950) A3B5myfi 4819
- UIC 50 87 38-47 484-2 A3B5 4
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D'aspect général, la voiture est en très mauvais état extérieur (corrosion
avec disparition de la tôle en de nombreux points) et l'intérieur ne vaut
guère mieux (compartiments vidés, vendalisés, appareillage électrique
disparu).
Ces photos illustrent bien l'aspect usagé actuel de la A3B5 OCEM RA. Le 22 juillet 2005. (Photo G. JENNY)
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Alors que l'A3B5 arrivait à Oullins, une autre OCEM RA mixte attendait une remise en état pour le compte de l'Infra. Décembre 2005. (Photo A. MIMARD)
Le 5 juillet 2005, les agents d'Oullins (peinture et chaudronnerie) ainsi
que la Direction du Matériel (section Patrimoine) sont allés à Ambérieu afin
de nous évaluer le montant d'une remise en état de présentation extérieure.
But: mettre "hors d'eau" la voiture avant d'entreprendre le réaménagement
intérieur.
G. JENNY, Août 2005
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