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Plusieurs fois depuis son retour à Chambéry, la 2CC-3402 a été présentée à diverses occasions avec les pantographes en l’air afin « de faire plus vrai ». Bien sûr, à chaque fois la caténaire est consignée par mesure de sécurité.
Après les nombreux contrôles et nettoyage de l’appareillage électrique, il a été décidé de tester sous tension les circuits de la locomotive.
Samedi 18 novembre, vers 14h00, la 2CC2-3402 est sortie de son local et immobilisée sur une voie électrifiée. Par mesure de sécurité, une équipe restreinte participe aux essais.
Ils sont de 5 types : mise sous tension, essais des ventilateurs, des compresseurs, de traction et enfin de déplacement autonome.
Les réservoirs principaux sont remplis par une source extérieure à 6 bars, la batterie est fermée, l’interrupteur de contrôle est fermé, le sélectionneur d’alimentation est placé sur P (pantographes) Résultat : les deux pantographes montent et touchent la caténaire. Dans la cabine, le voltmètre ligne indique 1500 volts et rien ne se passe (heureusement).
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Pour la première fois depuis 32 ans, le 1500 volts est de retour dans la 3402 !
Essais des ventilateurs : l'interrupteur « ventilateurs » est basculé : rien, pas un bruit. Regards inquiets des participants.
L'interrupteur « compresseurs auto » est basculé : rien, pas un bruit. Regards de plus en plus inquiets. Nos amis dépanneurs interviennent dans l’appareillage et constatent que le relais « minimum basse tension » joue son rôle : la tension batterie est en dessous de 45 volts, l’alimentation des électrovalves des contacteurs est coupée.
Aux grands maux, les grands remèdes : un chargeur batterie est rapidement branché et quelques instants plus tard, la tension est remontée à 72 volts.
Reprise des essais : ventilateurs. Ils se mettent à tourner en dégageant une épaisse poussière noire qui fait reculer les spectateurs : c’est la poussière accumulée pendant 30 ans d’abandon. Les lampes deviennent plus brillantes, la recharge batterie par les ventilateurs fonctionne.
Essais des compresseurs : ils tournent à merveille et l’aiguille du manomètre des RP (réservoirs principaux) monte à 9 bars.
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Les freins sont mis en service.
Essais de traction : freins serrés, inverseurs sur avant, passage d’un cran de traction, l’ampèremètre moteur dans la cabine dévie. Même opération en marche arrière.
Essais de déplacement autonome : freins desserrés, inverseurs sur avant, passage du cran 1, puis 2 et hélas les cris extérieurs commandent de tout couper d’urgence. Des étincelles ainsi que de la fumée s’échappe du moteur 2. Les essais sont interrompus. Un rapide examen montre un amorçage sur une barre d’alimentation du collecteur. Une visite plus détaillée est prévue.
Avec beaucoup de regrets, la 2CC2-3402 est remisée dans son local avec une certitude : le demi moteur 2 est hors d’usage. Lorsque les contrôles plus approfondis seront effectués, nous reprendrons les essais, mais avec un truck isolé en attendant une décision de la SNCF. La dépose ainsi que la remise en état d’un tel moteur n’est pas chose aisée et bien sûr très onéreuse.
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